«Attaques acoustiques» à Cuba: des cigales et des criquets responsables?

«Attaques acoustiques» à Cuba: des cigales et des criquets responsables?LA HAVANE, 27 Oct. (Sputnik) Alors que les responsables américains voient des appareils derrière les attaques acoustiques contre des diplomates à La Havane, des experts cubains estiment que ce sont des insectes qui en seraient responsables, selon un média local.

Les mystérieuses attaques à Cuba, dont les responsables américains pensent qu’elles ont pu être menées à l’aide d’appareils acoustiques, auraient pu être provoquées par la stridulation des cigales ou des criquets, nous a appris un documentaire diffusé jeudi soir.

Selon la chaîne, des experts ont analysé trois enregistrements audio contenant des bruits qui, selon la partie américaine, auraient nui à la santé des diplomates.

Comme l’indiquent les experts, les bruits enregistrés ressemblent aux sons poussés par certains types d’insectes, en particulier par les cigales ou les criquets présents sur tout le territoire de Cuba, y compris près des résidences des diplomates américains.

Ainsi, les experts cubains ont déclaré à la partie américaine que, selon leurs résultats de recherche, l’influence prolongée des sons produits par les cigales ou les criquets sur l’homme pourrait entraîner une perte auditive.

Début août, le département d’État américain a affirmé mercredi que plusieurs employés de son ambassade à La Havane ont été victimes d’une «attaque acoustique» menée avec des engins spécialisés.

Selon le dernier bilan, ces mystérieuses attaques ont affecté au moins 24 personnes au sein de l’ambassade américaine à La Havane entre fin 2016 et août 2017.

Les personnes affectées ont souffert de «migraines et nausées», mais aussi «de légères lésions cérébrales d’origine traumatique et d’une perte définitive d’audition», selon des sources diplomatiques américaine.

En réponse, les États-Unis ont retiré plus de la moitié de leur personnel diplomatique à Cuba, suspendu leurs activités consulaires à La Havane, et ordonné l’expulsion de 15 diplomates cubains du territoire américain.

La Havane a protesté contre ces mesures «injustifiées», assurant avoir fait preuve de son côté de bonne volonté en acceptant trois visites d’enquêteurs du FBI dans la capitale cubaine.