ATTAQUES CIBLÉES? MAL MYSTÉRIEUX À CUBA: UN 25E CAS AMÉRICAIN

ATTAQUES CIBLÉES? MAL MYSTÉRIEUX À CUBA: UN 25E CAS AMÉRICAINLA HAVANE, 21 junio Un nouveau diplomate américain, le premier depuis dix mois, a été victime des mystérieux «incidents de santé» qui avaient déjà touché 24 autres Américains à Cuba, a annoncé jeudi le département d’Etat.

«C’est le premier cas confirmé médicalement à La Havane depuis août 2017. Le nombre d’Américains concernés s’établit maintenant à 25», a déclaré la porte-parole de la diplomatie américaine Heather Nauert devant la presse à Washington.

Symptômes similaires

Ce dernier cas a été diagnostiqué «à la suite d’examens médicaux complets», mais la porte-parole s’est bornée à dire qu’il avait manifesté des symptômes «similaires» à ceux des 24 autres diplomates en poste à Cuba. Un autre diplomate a été évacué de La Havane mais les résultats de ses analyses médicales ne sont pas encore connus.

Au moins un autre employé du gouvernement américain a aussi été frappé par les mêmes symptômes en Chine, renforçant le mystère autour de ce que les Etats-Unis avaient décrit comme des «attaques ciblées», voire «acoustiques». Ni la cause ni les auteurs de ces «incidents de santé» à Cuba et en Chine n’ont à ce stade été identifiés, et le département d’Etat a mis en place début juin une «task force» pour coordonner sa réponse.

Des «attaques» qui refroidissent les relations

Les diplomates touchés ont manifesté des symptômes semblables à ceux constatés après une commotion ou un léger traumatisme cérébral, notamment des maux de tête, vertiges, acouphènes, troubles cognitifs ou de vision, pertes d’ouïe ainsi que des cas d’insomnie et d’épuisement.

Les «attaques» à Cuba ont encore refroidi des relations déjà glaciales entre Washington et La Havane, les Américains reprochant aux autorités cubaines de ne pas avoir garantir la sécurité de leurs diplomates. Les Etats-Unis ont drastiquement réduit leur présence diplomatique à Cuba.

«Le gouvernement cubain nous a assuré qu’il continuerait à prendre cela au sérieux», a rapporté jeudi Heather Nauert. (afp/nxp)