l'attentat de Bogota

LA HAVANE, 23 Jan.  (Reuters) – Les dirigeants du groupe rebelle colombien ELN, présents à La Havane pour des négociations de paix depuis l’an dernier, ont démenti tout rôle dans l’attentat à la voiture piégée qui a ensanglanté Bogota jeudi dernier, alors même que cette organisation de guérilla a revendiqué l’attaque.

“Notre rôle à Cuba est d’avancer dans les négociations, nous ne sommes pas au courant d’actes qui se déroulent en Colombie et nous ne sommes en rien impliqués dedans”, a déclaré le chef des négociateurs de l’ELN, Pablo Beltran, cité par l’agence de presse officielle cubaine Prensa Latina.

Or, l’ELN a revendiqué lundi l’attentat à la voiture piégée qui a fait 21 morts dans une école de police de la capitale colombienne.

Le président colombien, Ivan Duque, a demandé à Cuba, qui a accueilli des négociations avec l’ELN comme il l’avait fait auparavant pour les négociations entre le gouvernement colombien et les rebelles des Farc, d’extrader les chefs de l’ELN présents à La Havane, au nombre desquels le numéro un de l’organisation, Nicolas Rodriguez.