Selon l’ambassade américaine, la liberté religieuse est menacée à Cuba

Selon l'ambassade américaine, la liberté religieuse est menacée à Cuba

LA HAVANE, 6 juin L’ambassade des Etats-Unis à La Havane a accusé vendredi le gouvernement cubain de violer la liberté religieuse, à trois jours du Sommet des Amériques à Los Angeles, auquel Cuba n’est pas invité.Au cours des manifestations historiques antigouvernementales du 11 juillet 2021 dans cette île, « les forces de l’Etat ont commis des actes de violence, ont arrêté et harcelé des leaders religieux de différentes communautés religieuses qui participaient aux manifestations pacifiques dans tout le pays », a affirmé l’ambassade sur Twitter.

Le tweet fait référence au rapport annuel du département d’Etat sur la liberté religieuse dans le monde, rendu public jeudi, et rappelle qu’en novembre dernier le secrétaire d’Etat Antony Blinken a à nouveau placé Cuba sur la « liste de surveillance spéciale pour avoir commis ou toléré de graves violations de la liberté religieuse ».

L’ambassade donne comme exemples les cas du prêtre catholique José Castor Alvarez, frappé par les forces de sécurité « alors qu’il venait en aide à une personne blessée dans une manifestation à Camagüey » (est), et du pasteur Lorenzo Rosales, « condamné à dix ans de prison pour avoir participé à une manifestation », également le 11 juillet.

Ces critiques surviennent à quelques jours à peine du Sommet des Amériques, organisé du 6 au 10 juin à Los Angeles et auquel les Etats-Unis, en tant que pays-hôte, n’ont invité ni Cuba, ni le Venezuela et ni le Nicaragua.

Les autorités américaines ont expliqué que l’ »engagement » envers la démocratie serait le facteur qui serait pris en compte pour décider qui serait invité au Sommet.

Le président cubain Miguel Diaz-Canel a déjà dit qu’il n’y assisterait « en aucun cas » et plusieurs dirigeants latino-américaines ont prévenu qu’ils n’iraient pas, en solidarité avec les pays exclus.

La Rédaction (avec AFP)