Maduro makes surprise visit to Havana as Cuba marks Castro’s death anniversary

LA HAVANE, 26 Nov. (AFP) Le président vénézuélien Nicolas Maduro, dont la réélection en 2018 n’est pas reconnue par une partie de la communauté internationale, a effectué, jeudi, une visite surprise à Cuba, à l’occasion de l’inauguration du centre Fidel Castro Ruz en l’honneur du leader de la révolution cubaine cinq ans après sa mort. Maduro fait une visite surprise à La Havane pour l'anniversaire de la mort de Castro

Un centre destiné à préserver la pensée de Fidel Castro a été inauguré, jeudi 25 novembre, à La Havane, à l’occasion du cinquième anniversaire de sa mort, en présence du président vénézuélien Nicolas Maduro en visite surprise à Cuba.

Nicolas Maduro, qui ne s’était pas rendu à Cuba depuis décembre 2019, a accompagné son homologue cubain Miguel Diaz-Canel et l’ancien président Raul Castro à cette inauguration, sans qu’il n’y ait eu de discours officiel, selon des images de la télévision d’État.

Dans un message posté sur Twitter, le président chaviste, au pouvoir depuis 2013 et dont la réélection en 2018 n’est pas reconnue par une partie de la communauté internationale, a rendu hommage à l’ancien « Lider maximo », qualifié de « héros transcendantal et inébranlable qui a su guider le peuple cubain au milieu des difficultés ».

Né en 1926, Fidel Castro a dirigé la révolution contre la dictature de Fulgencio Batista. Il triomphe en 1959 et établit un régime socialiste qui perdure encore aujourd’hui.

Critiqué par ses opposants, qui l’accusaient d’alimenter un culte de la personnalité, il tombe malade en 2006 et cède le pouvoir, après 47 ans de règne, à son frère Raul, qui, à 90 ans, est aujourd’hui à la retraite.

« Dans le bureau de #Fidel au Palais de la Révolution, tout est comme il l’a laissé lors de son dernier jour là-bas. J’essaie de l’imaginer au milieu des dures batailles de tant d’années difficiles. Ça m’inspire, ça me touche. Et je continue à me battre », a écrit jeudi sur Twitter le président Miguel Diaz-Canel, qui a succédé en 2018 à Raul Castro.

Un mois après la mort de Fidel Castro, le Parlement cubain a adopté la loi 123, qui interdit l’utilisation de son nom « pour désigner des institutions, des places, des parcs, des avenues, des rues et autres lieux publics, ainsi que dans tout type de décoration, de reconnaissance ou de titre honorifique ».

Sa silhouette ne peut pas non plus être « utilisée pour des monuments, des bustes, des statues, des plaques commémoratives et autres formes similaires d’hommage ».

Ainsi, conformément à ses souhaits, aucun lieu public à Cuba ne porte son nom, bien que son image soit présente dans le pays de nombreuses manières.

La seule exception est « l’utilisation de son nom pour nommer une institution qui, conformément à la loi, est édifiée pour l’étude et la diffusion de sa pensée et de son œuvre », tel le centre inauguré jeudi.