Le chef du Polisario transféré en catimini à Cuba pour des soins intensifs

Le chef du Polisario transféré en catimini à Cuba pour des soins intensifs

LA HAVANE, 2 sept. Le chef du Polisario, Brahim Ghali, dont l’état de santé aurait empiré, a été évacué d’urgence mais discrètement vers Cuba,

pour y être soigné, ce qui a relancé la course à sa succession à la tête de la chimérique entité sahraouie à Rabouni.

Le chef des milices séparatistes, le dénommé Brahim Ghali qui était en convalescence à l’hôpital Aïn Naadja à Alger, a été transféré cette semaine vers Cuba, à bord d’un avion médicalisé de la présidence algérienne. Il a été admis en soins intensifs, dévoilent des sources concordantes.

Suite à la détérioration de son état de santé, Ghali, 73 ans, qui souffre également d’un cancer de l’appareil digestif, a été réorienté vers Cuba après le refus de l’Espagne de l’accueillir à nouveau dans l’un de ses hôpitaux, afin d’éviter une nouvelle crise diplomatique avec le Maroc suite à son admission en avril dernier à l’hôpital de Logroño, près de Saragosse.

Trois mois après son retour le 2 juin dernier en Algérie en provenance de l’Espagne, Brahim Ghali était officiellement en convalescence à l’hôpital militaire de Aïn Neaaja à Alger, suite à sa contamination par la Covid-19.

Le militant sahraoui El Fadel Braika, précédemment détenu dans la tristement célèbre prison de «Dhaibya» dans les camps de Tindouf, a révélé que «de graves désaccords et des altercations» ont éclaté entre les dirigeants du Polisario à propos de la succession à la tête du front polisario et de la pseudo-république sahraouie (RASD).

La dernière apparition publique du chef du Polisario remonte au 19 juillet, lorsqu’il avait prononcé une allocution télévisée à l’adresse des habitants des camps de Tindouf.

Depuis lors, il n’a plus donné signe de vie, mettant dans l’embarras ses parrains algériens qui craignent que son absence ne chauffe les esprits dans les camps de Tindouf qui sont soumis depuis plusieurs mois à un black-out quasi-militaire.

Le chef d’état-major de l’armée algérienne, le général Saïd Chengriha qui tient les commandes du pays, a déjà porté son choix sur le candidat qui devrait prendre la relève et n’attend plus que l’occasion propice pour officialiser sa nomination. (http://www.agenceafrique.com)