Cuba veut une « relation civilisée » avec les Etats-Unis

Cuba seeks 'civilized' relationship with US: president

LA HAVANE, 24 Sept. Le gouvernement cubain souhaite que les deux parties puissent entretenir un climat apaisé et d’excellentes relations malgré l’embargo imposé depuis 1962, a déclaré, le 23 septembre, le président Miguel Diaz-Canel.

Parlant à des journalistes cubains à son arrivée à New York, Miguel Diaz-Canel a indiqué qu’il dénoncerait, dans son discours devant l’assemblée générale des Nations unies, l’embargo commercial, économique et financier imposé par Washington « qui a échoué et continuera d’échouer ».

La Havane souhaite avoir avec Washington « une relation civilisée malgré des différences idéologiques », a-t-il insisté. Mais le gouvernement du président Donald Trump, qui a imposé un sérieux coup de frein au rapprochement engagé fin 2014, est « une administration avec laquelle il est difficile de former une relation entre égaux », a-t-il regretté.

Son discours prévu le 26 septembre – cinquante-huit ans après le premier discours de Fidel Castro à la même tribune – sera la première intervention devant la communauté internationale du président cubain qui a succédé, le 19 avril dernier, aux frères Fidel et Raul Castro.

L’assemblée générale de l’ONU votera, dans un mois, une résolution non contraignante appelant à mettre fin à l’embargo comme chaque année depuis 1991.

Washington avait à nouveau voté contre l’an dernier, après s’être abstenu en 2016 pour la première fois en un quart de siècle suite au rapprochement historique lancé en 2014 par l’ex-président démocrate, Barack Obama, avec La Havane et au rétablissement des relations diplomatiques en 2015.

Après l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, les relations se sont tendues suite à la révélation de mystérieuses « attaques acoustiques » contre des diplomates américains à La Havane. Elles auraient affecté vingt-six diplomates américains depuis fin 2016, selon Washington qui a réduit de moitié sa présence diplomatique à Cuba et expulsé quinze diplomates de ce pays.

Cuba a rejeté toute implication dans ces incidents, accusant les Etats-Unis