Biden sous pression, alors que Cuba s’impose à nouveau à l’agenda des États-Unis

Biden prolonge la embargo contre La Havane

LA HAVANE, 14 Juillet (RFI) « Biden est sur la corde raide », face au dossier cubain, estime le Washington Post qui explique que les manifestations historiques à Cuba

forcent le président américain à s’emparer d’un dossier qui n’était pas « une priorité », mais qui s’impose donc à nouveau alors que la Maison Blanche doit maintenant faire face à ce qui pourrait être « un soulèvement historique à Cuba ».

Après avoir lancé des « avertissements audacieux à la Russie et à la Chine en matière de droits de l’homme », souligne de son côté le New York Times, voici maintenant le « président Biden face aux défis de la démocratie dans le proche voisinage de l’Amérique ».

Après avoir soutenu avec ferveur « l’appel vibrant à la liberté » du peuple cubain, la question est de savoir ce qu’il peut faire ensuite, note le Washington Post qui met en avant qu’il n’a rien dit des « sanctions américaines », et d’un possible changement de politique envers Cuba.

La perspective d’un « allègement rapide des sanctions », ne semble pourtant toujours à l’ordre du jour, souligne encore le Post alors que l’opposition républicaine appelle à « renforcer les sanctions contre les dirigeants cubains qui répriment les manifestations », et les démocrates qui eux demandent « instamment la révocation des sanctions les plus cruelles de l’ère Trump ».

Pour l’heure Biden « s’en tient à un statu quo digne de la guerre froide », déplore le quotidien américain « en laissant en place un embargo qui asphyxie Cuba, tout en donnant au régime cubain une excuse extérieure aux difficultés du pays ».