A la découverte de la mythique chemise cubaine

A la découverte de la mythique chemise cubaine

LA HAVANE, 28 Juil. Il existe plusieurs histoires sur l’origine géographique de la chemise guayabera (également appelée chemise cubaine traditionnelle) mais toutes sont d’accord sur un point : c’est un vêtement de travail conçu par la femme d’un fermier. D’où la matière naturelle – et absorbante – et les 4 poches pour contenir quelques goyaves (guayaba).

Comme souvent avec les vêtements de travail ou militaire, de la fonction découle le nom et la forme. C’est après-guerre que le statut de la Guayabera change, avec le développement des loisirs, notamment aux Etats-Unis.

Une célèbre photo montre Gary Cooper et John Wayne à Acapulco, tous deux vêtus d’un modèle immaculé de la fameuse chemise.

Le style du premier, avec un short madras très court et une paire d’espadrilles nouées sur la cheville, reste un exemple à suivre. Ernest Hemingway était aussi un habitué de ces modèles bardés de poches. La Guayabera était à l’origine portée à Cuba, en République dominicaine, en Jamaïque ou au Mexique, on en voit aujourd’hui beaucoup en Floride (où la communauté hispanique est importante), et en Espagne.

Matériau Des matières naturelles, lin ou coton, qui, même tissées serrées, respirent et permettent de ne pas avoir trop chaud. Elle est reconnaissable à ses poches et à ses aliforzas, ses motifs verticaux. Les boutons étaient à l’origine en nacre. Les couleurs sont plutôt claires (blanc, bleu ciel, rose pale) mais pas obligatoirement.

Cote De beaux modèles existent en seconde main, mais il faudra se méfier des compositions, où certains ont glissé du synthétique qui donne chaud en été. En neuf, le Cubain Ramon Puig est sans doute le dernier spécialiste à les fabriquer comme à l’époque.

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