Biden policy on Cuba remittances needs more work

LA HAVANE, 6 Nov. Il est l’un des « Cinq de Miami », ces agents secrets cubains infiltrés dans les milieux anticastristes de Floride pour une mission de renseignement et de contre-terrorisme.
Arrêté en 1998 comme ses quatre compagnons, il a été condamné trois ans plus tard à dix-sept ans et neuf mois de prison pour « espionnage ». Il a été libéré en 2014. Fernando Gonzalez est aujourd’hui député au Parlement cubain et dirige l’Institut cubain d’amitié avec les peuples.

Fernando Gonzalez  Durant l’administration Trump, nous avons atteint un paroxysme dans la guerre économique livrée à Cuba. Une guerre économique qui inclut ce blocus économique, commercial et financier, avec des entraves faites à l’importation de carburants, des transactions financières bloquées.

L’un des derniers actes de Trump fut d’inclure Cuba dans la liste états-unienne des États accusés de parrainer le terrorisme. L’objectif : empêcher, au nom d’une prétendue lutte contre le terrorisme, toutes les banques internationales de procéder à des transactions impliquant Cuba sous peine d’être sanctionnées par Washington.

Cuba n’a jamais parrainé le terrorisme, bien au contraire : elle a été la cible d’actes terroristes fomentés aux États-Unis. Avec un bilan de plus de 3 000 morts et plus de 2 000 personnes que ces attaques ont laissé infirmes.

Ces mesures prises par Donald Trump sont venues compléter un arsenal de 243 mesures prises sous son mandat pour intensifier la guerre économique.

L’actuel président des États-Unis n’y a, pour l’heure, strictement rien changé. Bien qu’il ait pris des engagements durant sa campagne, bien qu’il ait participé, comme vice-président de Barack Obama, au processus qui avait un temps consisté à changer l’approche des États-Unis envers Cuba, Joe Biden n’a absolument rien fait ­depuis son élection.

Il prend même, à son tour, des mesures coercitives supplémentaires.