A Cuba, les sociétés françaises guettent l’ouverture

 havana-live-marielLA HAVANE, 10 Mar. Sur le port de Mariel, à l’ouest de La Havane, un bateau rempli de conteneurs portant le sigle de la compagnie d’affrètement CMA-CGM est en cours de déchargement.

Tout autour, des grues et des engins de chantier s’activent pour édifier la future zone franche maritime de la ville. Au-delà des promesses politiques d’ouverture, trois mois après l’annonce du rapprochement diplomatique entre les Etats-Unis et Cuba, on est ici dans la réalité économique d’un pays qui dépend à plus de 70 % de ses importations.

Pétrole, biens de consommation et produits manufacturés, tout ou presque vient de l’étranger. « Travailler à Cuba est un exercice périlleux », dit Jean-François Tallec, conseiller « institutionnel » de CMA-CGM. Le troisième affréteur mondial faisait partie des sociétés présentes lors du voyage organisé, du 5 au 8 mars, à Cuba par Matthias Fekl, le secrétaire d’Etat français au commerce extérieur.
« Pour livrer ici, raconte M. Tallec, nos bateaux ne doivent pas accoster auparavant aux Etats-Unis. Le port de Kingston [Jamaïque] sert de relais.

De là, on charge de petites embarcations pour Cuba. Et comme ce pays n’exporte pas grand-chose, elles repartent souvent vide. » Depuis 1962, Washington impose à l’île un embargo économique. La liste des exceptions s’allonge petit à petit, mais tout est encore compliqué.
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