L’Hôtel Nacional a La Havane, un joyau à découvrirLA HAVANE, 13 Jan. Alors, une visite à l’hôtel Nacional, l’hôtel le plus créole de Cuba, s’impose pour passer le temps et se plonger avec douceur dans le passé.

Cet hôtel, qui a ouvert ses portes en 1930, appartient, selon l’UNESCO, à la catégorie « Mémoire du monde ». Il faut savoir que cet hôtel a été construit sur un promontoire où avait été installée, au dix-neuvième siècle, une batterie de défense appelée Santa Clara, pour parer aux attaques de pirates et pour harceler les Britanniques qui assiégeait La Havane.

On peut voir encore aujourd’hui dans les magnifiques jardins du Nacional ces canons, les plus grands de l’époque, et tout le système de défense qui font partie, depuis 1982, du patrimoine de l’humanité, selon l’UNESCO, au même titre que la Vieille Havane.

On peut également accéder à une partie des tranchées où on présente une exposition sur la crise des missiles, en octobre 1962. Des pièces d’artillerie antiaérienne y avaient été installées pour défendre la capitale cubaine.

 L’Hôtel Nacional a La Havane, un joyau à découvrir

PHOTO COURTOISIE, HOTEL NACIONAL L’intérieur somptueux de l’hôtel

Côté jardin, les arcades, où les visiteurs peuvent s’asseoir confortablement aujourd’hui pour déguster un mojito ou un café ou encore casser la croûte en admirant au loin le Malecon, ce front de mer qui court jusqu’à l’entrée de la baie, rappellent les cloîtres médiévaux.

L’ensemble du bâtiment de huit étages, avec ses trois sections, a été construit selon le modèle d’un vieux monastère catalan de la même époque, avec ses deux tourelles sur le toit.

Lieu de rencontre

Au sous-sol, qui donne accès à la piscine extérieure, on peut admirer les photos de personnalités artistiques et politiques de toutes les époques qui ont séjourné dans cet hôtel. D’ailleurs, en 1946, fut organisée au Nacional une rencontre au sommet des cinq familles mafieuses les plus importantes des États-Unis pour se répartir le territoire de l’île et les activités illicites.

Les mafieux venaient, entre autres, y blanchir leur argent sale. Plus près de nous, dans les années 1970, a séjourné dans cet hôtel une bonne partie de la guérilla d’Amérique latine en exil.

(journaldemontreal)