Fusterlandia, un bel hommage à Gaudí, tout près de La Havane

 Fusterlandia, un bel hommage à Gaudí,a La HavaneLA HAVANE, 13 mai Le lieu semble encore méconnu des guides touristiques. Il est vrai qu’il est excentré, loin du centre de La Havane.

Ici, c’est un endroit plein de générosité et de fantaisie, un peu magique.

Ici, impossible de ne pas penser au célèbre architecte catalan, Gaudí et son parc Güell (à Barcelone). Et un peu aussi au palais du facteur Cheval dans la Drôme.

Ici, c’est Jaimanitas, un quartier populaire au nord-ouest de La Havane, un petit village de pêcheurs qui a bien changé depuis que José Antonio Rodriguez Fuster a décidé de s’y installer, dans les années 1960. Fusterlandia, un bel hommage à Gaudí,a La Havane

Ce peintre, sculpteur et céramiste, né en 1946, a mis toute son énergie pour réaliser son rêve : créer un lieu dédié à l’art, inspiré de l’œuvre de Gaudí et de Picasso. Comment ? En recouvrant les habitations de céramiques colorées, originales, avec une forte symbolique autour de la mer. Le bleu et le blanc sont omniprésents mais pas que. Du jaune, du rouge, du vert.

Ce rêve, cette folie commencée dans la maison de l’artiste en 1995, s’étend aujourd’hui à tout Jaimanitas. Car José Fuster réinvestit l’argent de la vente de ses tableaux et sculptures dans la communauté en redécorant les maisons des voisins et en les intégrant dans Fusterlandia.

Pourquoi étendre son art à tout le village ? Pour apporter un peu de gaieté et améliorer le quotidien des résidents du quartier. En effet, les années 1990, à Cuba, sont appelées “la Période spéciale ”. Fusterlandia, un bel hommage à Gaudí,a La Havane

Après la chute du bloc communiste, les échanges commerciaux s’interrompent presque du jour au lendemain et l’économie cubaine s’effondre. Les Cubains sont confrontés à une situation de dénuement extrême en raison de l’embargo américain et de la fin des aides internationales.

À défaut de leur apporter des bien matériels, José Fuster décide d’améliorer leurs conditions de vie en embellissant leur environnement. Vingt ans après, son pari est une réussite. Bienvenue au royaume délirant de José Fuster !

Pratique S’il est bien sûr possible de se promener dans le quartier toute la journée, la maison de José Fuster est ouverte tous les jours de 9 h 30 à 16 heures. L’entrée est gratuite mais il est possible de faire un don.

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