Les autorités cubaines s’inquiètent des visites de touristes à Viñales

Les autorités cubaines s'inquiètent des visites de touristes à ViñalesLA HAVANE, 5 février (PL) La demande constante des voyageurs du monde entier de visiter l’ouest de Cuba, en particulier la vallée de Viñales, a soulevé la préoccupation des autorités quant à la nécessité d’améliorer la protection de la région.

Un article publié dans le journal Juventud Rebelde a déclaré que les valeurs culturelles et historiques éblouissantes d’un site unique dans le monde sont menacées.

Viñales, en raison de ses caractéristiques uniques, est devenue une destination favorite pour le divertissement naturel, principalement pour les vacanciers étrangers, une situation qui peut devenir un danger potentiel pour la préservation de son exclusivité du paysage et de la richesse indigène.

L’article ajoute que Viñales est un territoire emblématique à Cuba et dans le monde.

C’est un scénario particulièrement agréable où la vallée et sa ville, déclarées Monument National en 1978, Zone Protégée en 1998, Paysage Culturel de l’Humanité en 1999 et désignée Parc National en 2001, sont conçues pour être en totale harmonie.

Juventud Rebelde a rappelé que bien que cette déclaration soit un hommage et une fierté pour le pays, comme c’était la première région en Amérique latine à avoir cette condition, les risques qu’un site paradisiaque comme celui-ci attire l’attention internationale n’ont jamais été ignorés.

Les arrivées de touristes dans la vallée de Viñales ont augmenté, au point que les statistiques du ministère du Tourisme (MINTUR) montrent que plus de 700 000 touristes ont visité cette destination en 2016 et 600 000 en 2017.

La ville était prête à recevoir plus de vacanciers chaque saison, et elle offre actuellement environ 2 300 chambres à louer, 130 restaurants privés appelés «paladares» et 5 000 travailleurs indépendants dans quatre hôtels.

Ces statistiques ont été fournies par le président de l’Assemblée municipale du pouvoir populaire, José Antonio Valle, qui est convaincu que la protection est une priorité absolue.

A partir du moment où le site a été enregistré par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), certaines recommandations ont été faites pour protéger le site.

Le vice-président du Conseil national du patrimoine, Nilson Acosta, a récemment souligné la nécessité de prendre en compte les effets possibles du tourisme.

Acosta a expliqué que depuis 2000, le pays a proposé d’augmenter la capacité d’hébergement des installations existantes au lieu de construire de nouveaux bâtiments.

Cependant, l’expansion du travail indépendant, et le fait que Pinar del Rio n’a pas de stations touristiques en tant que telles, comparé à Matanzas (où se trouve la plage de Varadero) ou Holguin au nord de Holguin, a suscité un intérêt général pour Viñales.

Ainsi, des personnes extérieures au territoire ont commencé à créer des infrastructures liées au tourisme, telles que les services gastronomiques et l’hébergement.

Pour sa part, le directeur du Bureau technique des monuments du Centre provincial du patrimoine culturel, Nidia Cabrera, a déclaré que le logement a augmenté plus que la population.

Ces statistiques ont permis aux autorités de prendre les mesures appropriées pour réguler les actions dans la région, car pour rester belle, harmonieuse et unique, Viñales devrait être protégé, conclut l’article.